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Le fondateur : Ottorino Storti
Storti est un homme optimiste, plein d’initiative, qui fait partie des rares personnes capables d’apprendre à partir des événements tragiques ou positifs. Au cours de sa vie, il semble que ce sont les moments les plus difficiles qui l’ont stimulé, l’ont poussé au-delà de ses limites dans ses efforts de surpasser les obstacles. «Quand on est né comme moi, dans une période de guerre, soit on abandonne, soit on réagit », dit Storti. J’ai choisi la deuxième option, mais avec un peu de chance également : en 1944, grâce à un lieutenant allemand, et surtout à un vin Clinton merveilleux, produit dans notre ferme, j’ai passé 7 mois à travailler pour les allemands, loin de la menace fasciste et par conséquent loin de toute bataille. On dit que chacun fait sa chance et Ottorino Storti a toujours eu le bon coup. Certains ont perdu tout espoir pendant la guerre. Storti, a commencé à penser comment mieux gérer la ferme de son père. En tout cas, Ottorino Storti a fini l’école en sachant comment utiliser l’équipement pour construire des machines. Nous n’essayons pas de suggérer que certains des résultats sont arrivés seulement par sa bonne volonté. Ottorino Storti fait partie de ce petit groupe de personnes pour lesquelles l’adjectif « génie » n’est pas une exagération. Ce n’est pas possible d’enregistrer plus de 30 brevets internationaux sans une bonne dose d’ingéniosité et d’intuition. Mais Ottorino n’utiliserait surtout pas le mot génie, car pour lui « tout vient en analysant le problème, le besoin et en identifiant les moyens pour le surpasser ». « Quand j’ai démarré cette affaire » dit Storti, « immédiatement après la guerre, l’agriculture italienne se basait exclusivement sur la force des bras. Dans ma ferme c’était pareil ; c’est comme ça que j’ai commencé à réfléchir à des solutions mécaniques afin d’accélérer le travail dans les champs ». |








Interviewer Ottori Storti, le fondateur de l’une des plus prestigieuses entreprises dans la mécanisation du secteur agricole, n’est pas facile. D’abord ce n’est pas une tâche facile de le faire sortir de l’atelier « l’endroit où je préfère rester tout le temps », dit le monsieur de 80 ans avec un regard vif et une élocution fluide. « Je ne me suis pas encore habitué à être enfermé dans un bureau. Je suis toujours plus heureux parmi les machines, à l’usine. Rester devant un ordinateur n’est pas pour moi ». Ensuite, c’est difficile de glisser dans l’espace limité d’une interview, une histoire qui occupe plus de 50 ans dans la société de Belfiore.